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Pathologies

Le glaucome

Le glaucome est une maladie chronique fréquente en ophtalmologie et l’une des premières causes de cécité évitable dans les pays développés. Au cabinet OphtaLoiret à Orléans, les Dr Nazim Boutellis et Dr Khadidja Guehlouz sont particulièrement attentifs à son dépistage précoce, notamment chez les patients à risque.

Rappels anatomiques : comment fonctionne l’œil ?

Pour comprendre le glaucome, il est utile de rappeler brièvement l’anatomie de l’œil :

  • À l’avant, la cornée et le cristallin jouent le rôle de lentilles, pour faire converger la lumière sur la rétine.

  • À l’arrière, la rétine transforme la lumière en signaux électriques.

  • Ces signaux sont ensuite transmis au cerveau par le nerf optique, véritable « câble » fragile et irremplaçable.

À l’intérieur de l’œil circule un liquide clair, l’humeur aqueuse. Il est produit en continu et s’évacue par de petits canaux situés dans l’angle irido-cornéen. L’équilibre entre production et évacuation détermine la pression intraoculaire (PIO). Lorsque cet équilibre se rompt, la pression peut augmenter et abîmer progressivement le nerf optique : c’est le mécanisme principal du glaucome.

Qu’est-ce que le glaucome ?

Le glaucome est une neuropathie optique chronique : le nerf optique se détériore progressivement, le plus souvent en lien avec une pression intraoculaire trop élevée pour la fragilité de ce nerf.

On distingue principalement :

  • Le glaucome chronique à angle ouvert : la forme la plus fréquente. L’angle d’évacuation est ouvert, mais le « filtre » trabéculaire fonctionne mal. La progression est lente et silencieuse.

  • Le glaucome par fermeture de l’angle : plus rare, lié à un angle étroit ou fermé. Il peut se manifester brutalement par une crise aiguë très douloureuse.

  • Les glaucomes à pression normale : le nerf optique est fragile et se dégrade malgré une pression qui semble « normale ».

Dans tous les cas, le point commun est la souffrance du nerf optique, avec une atteinte du champ visuel qui peut avancer longtemps sans gêne ressentie.

Causes et facteurs de risque du glaucome

Le glaucome n’est pas lié à une seule cause, mais à un ensemble de facteurs :

  • Âge : le risque augmente après 40 ans.

  • Antécédents familiaux : un parent atteint de glaucome augmente significativement le risque.

  • Pression intraoculaire élevée (hypertonie oculaire).

  • Cornée fine

  • Myopie forte, ou certaines anomalies de l’angle irido-cornéen..

  • Pathologies générales : troubles vasculaires, apnées du sommeil, parfois diabète ou hypotension nocturne.

  • Médicaments : l’utilisation prolongée de corticoïdes (en collyres, comprimés, inhalés ou pommades) peut favoriser certains glaucomes secondaires.
  • Traumatisme oculaire : certaines séquelles peuvent perturber la filtration d’humeur aqueuse et favoriser l’augmentation de pression intra-oculaire 

Identifier ces facteurs permet de proposer un dépistage personnalisé, notamment lors d’une consultation d’ophtalmologie à Orléans.

Quels symptômes doivent alerter ?

Le glaucome chronique est souvent surnommé « le voleur silencieux de la vue » car il évolue longtemps sans douleur ni baisse de vision centrale. Les premiers dégâts concernent la périphérie du champ visuel, ce qui passe inaperçu au quotidien.

Dans les formes avancées, le patient peut décrire :

  • Une vision tubulaire (impression de regarder dans un tunnel).

  • Une gêne dans les déplacements, difficultés à voir les marches, les obstacles latéraux.

En revanche, la crise de glaucome aigu par fermeture de l’angle est une urgence :

  • Œil rouge, très douloureux.

  • Baisse brutale de la vision.

  • Nausées, vomissements.

  • Halos colorés autour des lumières.

Dans cette situation, il faut consulter en urgence un ophtalmologiste ou les urgences ophtalmologiques.

Comment pose-t-on le diagnostic de glaucome ?

Le diagnostic repose sur un ensemble d’examens, réalisés en consultation :

  • Mesure de la pression intraoculaire (tonométrie).

  • Examen du nerf optique au fond d’œil ou en photographie.

  • OCT (tomographie en cohérence optique) du nerf optique et des fibres nerveuses.

  • Champ visuel automatisé pour mesurer précisément les zones de vision déficitaires.

  • Pachymétrie (épaisseur de la cornée) et étude de l’angle (gonioscopie) si besoin.

Ces examens permettent de confirmer le glaucome, de le classer et de suivre son évolution au fil des années.

Pourquoi un suivi régulier est essentiel ?

Le glaucome est une maladie chronique : les lésions du nerf optique sont irréversibles, mais il est possible de freiner ou stabiliser la maladie en abaissant la pression intraoculaire (collyres, lasers ou chirurgie selon les cas).

L’efficacité du suivi repose sur :

  • La régularité des consultations.

  • La bonne observance des traitements en collyres.

  • L’ajustement des objectifs de pression en fonction de chaque patient.

Un dépistage et une prise en charge précoce permettent de préserver la vision sur le long terme et de maintenir une bonne qualité de vie.

Conclusion

En résumé, le glaucome est une maladie fréquente mais souvent silencieuse, qui justifie un dépistage régulier, surtout après 40 ans ou en cas d’antécédents familiaux. Au cabinet OphtaLoiret à Orléans, les Dr Nazim Boutellis et Dr Khadidja Guehlouz vous accompagnent dans ce suivi à long terme pour protéger votre capital visuel.

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